Comment l’homme fabrique ses propres pandémies

Les Echos (donc loin de la « propagande de presse militante ») nous informaient en novembre dernier sur l’importance de la biodiversité pour nous protéger des pandémies, entre autre comme tampon de dilution entre les espèces porteuses, mises en danger avec la sixième extinction, et nos élevages intensifs qui peuvent servir de sas et de tremplins pour la contamination de la ruche humaine mondiale.

Du coup cela pose la question du type de monde d’après la pandémie de COVID-19 que nous nous préparons, avec ou sans biodiversité ?

Et comme chacun d’entre nous, n’a qu’une action très limitée pour la rpéservation dela biodiversité, cela nous pose la question de notre préparation en tant qu’organisations (entreprises, collectivités locales et même familles).

Formation « Anticiper les nouvelles crises majeures et assurer la sécurité de son territoire »

Depuis le début de l’année, avec Alexandre Boisson, Arthur Keller et Stéphane Linou, nous avons mis au point une journée de formation sur le traitement des risques au niveau communal.

Cette formation d’une journée, dispensée dans le cadre des programmes de formation de l’Institut Supérieur des Elus aborde les moyens dont dispose un conseil municipal pour gérer ses risques actuels et surtout ceux à venir.

Ces nouveaux enjeux sont abordés dans leur ensemble avec un accent particulier sur les questions critiques de la résilience alimentaire. Les pouvoirs et responsabilités du maire ainsi que les outils de gestion du risque que sont le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) et Document d’Information Communal sur les RIsques Majeurs (DICRIM) y sont détaillés avec des exercices de mise en situation.

Parfois surpris, mais toujours intéressés, les stagiaires ressortent de cette formation à la fois éclairés et motivés pour prendre leur part à l’immense effort de résilience et d’adaptation auquel nous faisons tous face dès à présent.

N’hésitez pas à prendre contact si vous souhaitez en savoir plus.

Les stagiaires de la formation du 15 janvier 2021.

Météo-France fait des prévisions météorologiques

Et quoi de plus normal pour une institution n’existant que pour modéliser le temps qu’il va faire ? Là où ça décoiffe, c’est lorsque les modèles climatiques du GIEC sont intégrés dans les prévisions et que les trois hypothèses principales sont entrées dans les modèles météorologiques :  

  • RCP 2.6, avec une baisse rapide des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone en 2070 aboutissant à une hausse de +1°C par rapport à aujourd’hui (le plus optimiste et comptant le plus sur une réaction de l’humanité qui n’a pas encore été constatée au niveau international).
  • RCP 4.5, avec des émissions en hausse jusqu’en 2050 avant de décroître, amenant une hausse de +2?2°C (celui où il est espéré que les choses vont finalement être prise en compte un jour).
  • RCP 8.5, avec une augmentation continue jusqu’à la fin du siècle, ce qui nous amènerait à une hausse de +3,9°C (pour le moment le scénario actuel du « business as usual »).

Le résultat est sur le site de Météo-France.

De grandes vagues de chaleurs, des nuits tropicales, des précipitations (+40% de pluie en plus) ou des sécheresses , la fin de la neige abondante dans le sud des alpes… etc.

Comment votre organisation sera-t-elle affectées directement ou indirectement ? Vous êtes vous posé la question, je veux dire vraiment avec des chiffres et des simulations ?

Petit tour du propriétaire de ce bien que nous avons tous en commun : notre futur

Cyrus Farhangi fait le bilan de la situation et propose deux définitions de la résilience, qui sonnent terriblement comme la Résilience et l’Adaptation telles que définies ici-même, et dresse les nouveaux besoins auxquelles les organisations font face si elles veulent bien ne pas se voiler la face. Juste une partie de l’offre de service que Résilience et Adaptation propose.

Dérèglement climatique rime aussi avec évènements dramatiques

On imagine souvent les conséquences du réchauffement climatique comme une hausse constante des températures. Or si les canicules estivales commencent à devenir une réalité (et à rentrer dans les mœurs comme une réalité encore acceptable pour la grande majorité de la population déconnectée de la réalité physique du monde), c’est oublier la hausse en nombre et en intensité des évènements météorologiques qui vont accompagner cette hausse.

Plus de chaleur dans l’atmosphère, c’est plus d’énergie accumulée et plus d’eau évaporée… et il a toujours un moment où l’énergie potentielle doit se dissiper. Le plus d’énergie libérée, le plus de manifestations violentes de cette libération. La tempête Alex vient de nous le rappeler une nouvelle fois.

Vous êtes en charge d’un patrimoine immobilier, vous gérez des travaux à l’extérieur ou concevez des infrastructures qui seront de plus en plus soumis à des aléas climatiques extrêmes. Avez-vous étudié les nouveaux risques qui arrivent jusqu’à ce qu’ils ne soient plus un risque mais notre réalité avérée ?

Evolution des forêts françaises

Novethic nous informe des effets des changements climatiques sur les forêts françaises que vous voyez investisseur forestier, acteur de la filière bois ou tout simplement habitant d’une zone boisée, il va bien tôt falloir réfléchir à ce que vous allez faire de ces surfaces qui n’attendent plus que les méga-feux en France, après l’Australie, la Californie, l’Amazonie, la Sibérie, il serait étonnant que toute cette masse combustible échappe toujours à son destin thermodynamique.

L’Office National des Forêts (ONF) tente de proposer des réponses mais c’est compliqué lorsque la préservation des forêts devient, pour l’agence, moins importante que les questions de rentabilité

Ce qui autrefois était une bonne affaire de long terme, entre autre pour les droits de succession, risque bien de devenir un placement pouvant littéralement disparaitre en fumée.

Alors que faire ? Se retirer du secteur ? Protéger son patrimoine en travaillant sur l’évolution des essences ? Faire des choix en fonction des différents scénarios du GIEC ? Pour une fois que le long-terme correspond au terme d’un secteur d’activité, il y aurait là de quoi faire un lobbyisme pro-climat, histoire d’éviter le pire… mais déjà il serait bon de faire un bilan de ces risques dans son portefeuille d’investissements.